Cette étude ethnobotanique et biologique répertorie 67 espèces végétales utilisées en Guinée pour traiter les maladies inflammatoires telles que le rhumatisme et les infections cutanées. Les chercheurs ont analysé onze de ces plantes pour évaluer leurs capacités antibactériennes, antifongiques, antivirales et anticomplémentaires. Bien que les extraits se soient révélés inefficaces contre les champignons et les virus, plusieurs espèces comme Hymenocardia acida ont démontré une action significative contre des bactéries telles que Staphylococcus aureus. L’aspect le plus notable réside dans l’activité anticomplémentaire de la majorité des échantillons, suggérant que ces plantes réduisent l’inflammation en modulant le système immunitaire. En particulier, Ageratum conyzoides et H. acida se distinguent par leur capacité à inhiber les deux voies d’activation du complément. Ces résultats valident scientifiquement l’usage traditionnel de la flore guinéenne comme source de remèdes anti-inflammatoires naturels.
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